ANDREAS SPITTELER - plasticien

Un cercle rouge.
Comme une délimitation de soi.
Une délimitation physique, ce qui nous sépare de l’autre, ce qui fait que là c’est moi et là ce n’est plus moi.
Délimitation de notre univers accessible. Physique mais aussi intellectuel et spirituel.

Un univers qui n’est cependant pas clos. Car la délimitation est perméable. Un échange continuel se fait entre l’intérieur et l’extérieur,entre le soi et l’autre.
Les formes de récipients et de paraboles expriment l’idée de l’échange permanent. Un récipient reçoit de l’extérieur pour reverser ailleurs. La parabole, elle, émet et reçoit. Par ces échanges la délimitation n’est plus seulement une membrane perméable, mais également une frontière extensible. L’univers de chacun s’élargit et s’enrichit par l’échange continuel.
Rouge,symbole du vivant,pour une délimitation qui n’est pas figée mais en perpétuel mouvement.

L’horizon représente aussi une sorte de frontière entre notre propre réalité et le monde. Au-delà c’est l’inconnu. Là encore c’est une limite, mais une limite qui est repoussée à chaque pas.

Le drapeau,quant à lui, permet à chacun de se situer dans un espace physique ou intellectuel. Il permet cette délimitation et affirmation de soi qui est nécessaire à chacun. Voilà où je me situe, ce que je pense, ce que je montre.

Ces trois thèmes n’en forment peut-être qu’un seul, celui du difficile équilibre entre une affirmation de soi et un échange avec l’autre. A.C.2012